Search
samedi 28 jan 2023
  • :
  • :

« Le temps de l’insouciance de notre collectivité est révolu » – Première cérémonie des vœux pour le DGS de la Ville de Gérardmer Un budget contraint et une volonté de toucher au minimum aux impôts

Écouter cet article
image_pdfimage_print

voeux gérardmer 2021 (2)

Rappelons en effet qu’Arnaud Tixier ayant pris ses fonctions en octobre 2020, il s’agissait là de sa toute première cérémonie (sur laquelle nous reviendrons en plusieurs points) en qualité de directeur général des services, la crise sanitaire ayant joué les troubles fêtes. 

A. Tixier.

A. Tixier.

Lui qui, à son arrivée, avait parlé de « confiance, sérénité et dialogue qui devait être restauré » évoque désormais quatre mots, quatre piliers qui « seront les fils conducteurs de l’année » pour les agents communaux : « Il s’agit d’effort, de polyvalence, de collectif et de reconnaissance. Ces quatre axes mesureront notre capacité de résilience face à cette énième crise, certainement la plus sévère que se doit de traverser  Gérardmer depuis longtemps« . Et ce d’autant plus que les crises se suivent sans guère de trêve, le COVID laissant place à la sécheresse, suivie de près par la crise énergétique/économique à laquelle s’ajoute une « défiance violente d’une part de la population envers les élus certes, mais qui se traduit par effet de ricochet par la mise en cause de notre travail » ajoute Arnaud Tixier.

Le temps de l’insouciance est révolu

La crise est donc brutale et frontale pour reprendre les mots du DGS. Une crise à laquelle Gérardmer n’échappe pas  malgré une activité économique en bonne santé et des touristes présents en nombre « et c’est une chance, ne nous méprenons pas » ; mais désormais « le temps de l’insouciance de notre collectivité est résolu » et si Gérardmer est devenue une destination touristique « cette reconnaissance nous oblige ! » déclare Arnaud Tixier. Et de poursuivre :  » Tout est à la mesure de la fréquentation de nos hôtes. Et tout aujourd’hui est trop cher pour nous. Cette activité économique (…) ne ruisselle pas sur la collectivité. La fiscalité est ainsi faite et les choix politiques sur ce thème par le passé sont ainsi faits que les retombées financières ne sont pas celles qu’elles devraient être« . Gérardmer n’a plus les moyens de ses ambitions, de ses politiques, résume le DGS, et deux années redoutables auront enrayé la mécanique, sans doute plus fragile qu’il n’y paraissait.

Impôts : une volonté d’y toucher au minimum

Stessy Speissmann Mozas, maire de Gérardmer.

Stessy Speissmann Mozas, maire de Gérardmer.

Derrière le COVID, Arnaud Tixier a évoqué les vagues successives auxquelles la commune a dû faire face : des frais supplémentaires, des recettes en moins, une saison sans neige puis une saison sans ski mais avec de la neige, un État aux abonnés absents ou presque, une hausse du prix de l’énergie et une inflation inédite de 7% selon l’Association des Maires de France en ce qui concerne l’indice des Communes. Ajoutons également une hausse du point d’indice des fonctionnaires  « en soit une bonne chose, ce n’est pas moi qui dirai le contraire » commente Arnaud Tixier, le maire de Gérardmer non plus d’ailleurs, mais il rappellera que cette hausse est à supporter par les communes, sans éventuelles compensations. Pour mémoire, le coût de l’énergie représente 1,8 millions d’euros pour 2023 (contre 600 000 € il y a 3 ans), soit 10% du budget de fonctionnement de l’an passé.

A la rencontre des associations

« Nous devons donc trouver 2 millions d’Euros dans le budget de fonctionnement. (…) Et pour tordre le coup à certaines rumeurs, Gérardmer n’est pas au bord du gouffre, mais nous devons être très prudents » poursuit Stessy Speissmann Mozas qui affirme qu’il y a une volonté de toucher au minimum aux impôts, « ce serait céder à la facilité, mais il y aura un budget contraint. Nous rencontrons  actuellement les associations au sujet des aides et subventions pour voir ce qu’on peut faire, certaines nous annoncent déjà qu’elles peuvent se passer de subvention pour 2023 et nous allons réduire certaines aides matériels car ce sont des centaines d’heures d’agents dont nous avons besoin. (…) Mais nous allons continuer à organiser et soutenir des manifestations, c’est ce qui fait la spécificité et le charme de Gérardmer« . Plus que jamais, il va donc falloir jouer serré en 2023 pour « réussir cette navigation compliquée » et le montage du budget ne sera pas une partie de plaisir pour l’adjoint aux finances.

voeux gérardmer 2021 (2) Rappelons en effet qu'Arnaud Tixier ayant pris ses fonctions en octobre 2020, il s'agissait là de sa toute première cérémonie (sur laquelle nous reviendrons en plusieurs points) en qualité de directeur général des services, la crise sanitaire ayant joué les troubles fêtes.  [caption id="attachment_199473" align="alignright" width="339"]A. Tixier. A. Tixier.[/caption] Lui qui, à son arrivée, avait parlé de "confiance, sérénité et dialogue qui devait être restauré" évoque désormais quatre mots, quatre piliers qui "seront les fils conducteurs de l'année" pour les agents communaux : "Il s'agit d'effort, de polyvalence, de collectif et de reconnaissance. Ces quatre axes mesureront notre capacité de résilience face à cette énième crise, certainement la plus sévère que se doit de traverser  Gérardmer depuis longtemps". Et ce d'autant plus que les crises se suivent sans guère de trêve, le COVID laissant place à la sécheresse, suivie de près par la crise énergétique/économique à laquelle s'ajoute une "défiance violente d'une part de la population envers les élus certes, mais qui se traduit par effet de ricochet par la mise en cause de notre travail" ajoute Arnaud Tixier. Le temps de l'insouciance est révolu La crise est donc brutale et frontale pour reprendre les mots du DGS. Une crise à laquelle Gérardmer n'échappe pas  malgré une activité économique en bonne santé et des touristes présents en nombre "et c'est une chance, ne nous méprenons pas" ; mais désormais "le temps de l'insouciance de notre collectivité est résolu" et si Gérardmer est devenue une destination touristique "cette reconnaissance nous oblige !" déclare Arnaud Tixier. Et de poursuivre : " Tout est à la mesure de la fréquentation de nos hôtes. Et tout aujourd'hui est trop cher pour nous. Cette activité économique (...) ne ruisselle pas sur la collectivité. La fiscalité est ainsi faite et les choix politiques sur ce thème par le passé sont ainsi faits que les retombées financières ne sont pas celles qu'elles devraient être". Gérardmer n'a plus les moyens de ses ambitions, de ses politiques, résume le DGS, et deux années redoutables auront enrayé la mécanique, sans doute plus fragile qu'il n'y paraissait. Impôts : une volonté d'y toucher au minimum [caption id="attachment_199474" align="alignleft" width="175"]Stessy Speissmann Mozas, maire de Gérardmer. Stessy Speissmann Mozas, maire de Gérardmer.[/caption] Derrière le COVID, Arnaud Tixier a évoqué les vagues successives auxquelles la commune a dû faire face : des frais supplémentaires, des recettes en moins, une saison sans neige puis une saison sans ski mais avec de la neige, un État aux abonnés absents ou presque, une hausse du prix de l'énergie et une inflation inédite de 7% selon l'Association des Maires de France en ce qui concerne l'indice des Communes. Ajoutons également une hausse du point d'indice des fonctionnaires  "en soit une bonne chose, ce n'est pas moi qui dirai le contraire" commente Arnaud Tixier, le maire de Gérardmer non plus d’ailleurs, mais il rappellera que cette hausse est à supporter par les communes, sans éventuelles compensations. Pour mémoire, le coût de l'énergie représente 1,8 millions d'euros pour 2023 (contre 600 000 € il y a 3 ans), soit 10% du budget de fonctionnement de l'an passé. A la rencontre des associations "Nous devons donc trouver 2 millions d'Euros dans le budget de fonctionnement. (...) Et pour tordre le coup à certaines rumeurs, Gérardmer n'est pas au bord du gouffre, mais nous devons être très prudents" poursuit Stessy Speissmann Mozas qui affirme qu'il y a une volonté de toucher au minimum aux impôts, "ce serait céder à la facilité, mais il y aura un budget contraint. Nous rencontrons  actuellement les associations au sujet des aides et subventions pour voir ce qu'on peut faire, certaines nous annoncent déjà qu'elles peuvent se passer de subvention pour 2023 et nous allons réduire certaines aides matériels car ce sont des centaines d'heures d'agents dont nous avons besoin. (...) Mais nous allons continuer à organiser et soutenir des manifestations, c'est ce qui fait la spécificité et le charme de Gérardmer". Plus que jamais, il va donc falloir jouer serré en 2023 pour "réussir cette navigation compliquée" et le montage du budget ne sera pas une partie de plaisir pour l'adjoint aux finances.



6 réactions sur “« Le temps de l’insouciance de notre collectivité est révolu » – Première cérémonie des vœux pour le DGS de la Ville de Gérardmer

  1. Rollin

    Tout le monde doit faire des efforts.
    Nos élus devraient montrer l’exemple en baissant ou renonçant à leurs indemnités.
    Un bon début sachant que certains cumulent avec celles de la com-com…
    Fait beau rêver !

    répondre
      1. Rollin

        Cumuler emploi, indemnité commune, indemnité com com…etc.
        Cela commence à faire beaucoup non ?
        Mr Gilbert Poirot avait renoncé à son indemnité de com com sauf erreur…
        Tous les responsables associatifs n’ont pas un salaire je crois…

        répondre
  2. COROMON

    Certes, mais on ne parle jamais de la rémunération des élus.
    Deux mandats maximum, sans cumuls et au SMIC….
    L’intérêt commun passerait certainement avant les intérêts des copains !

    répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.